Pissambule, poney voyageur

Pissambule, poney voyageur

Auteure : Aurélie Dubois

Pissambule était un joli petit poney gris qui vivait dans un cirque itinérant. C’était un poney assez fin, aux yeux doux avec de longues jambes et une crinière noire. Il vivait dans ce cirque depuis plusieurs années, il avait apprit ici à faire la révérence, à se cabrer, à danser etc.… Il se donnait en spectacle tous les soirs en solo ou bien avec les clowns. Mais il était le seul poney de la ménagerie, alors il s’ennuyait. Mais un jour Pissambule décida de changer d’air et il quitta le cirque.

Lors de son périple, notre petit poney arriva tout d’abord dans une ferme où le fermier l’accueillit à bras ouverts. L’homme était prêt à lui échanger le gîte et le couvert, si en contrepartie, Pissambule voulait bien l’aider à labourer ses champs. Au début le poney trouva cela très amusant, il mettait tout son cœur à l’ouvrage, seulement lui qui n’avait pas l’habitude de travailler aussi durement, se fatigua bien vite. Au cirque Pissambule travaillait certes tous les jours, mais ce n’était pas un travail aussi physique, aussi laborieux. Le brave poney resta tout de même vers le fermier encore quelques semaines mais au bout d’un moment cela devint de plus en plus pénible et harassant pour lui alors Pissambule prit une nouvelle fois la décision de partir.

En chemin notre petit poney gris rencontra un de ces congénères nommé Liseron. Ce poney là était tout petit et tout rond: un vrai shetland! Il avait de grands yeux rieurs et une crinière blonde épaisse. Ses petites pattes s’ornaient de jolis sabots tout petits, tout ronds, tout noirs, tout brillants. Mais ce pauvre Liseron lui, vivait enfermé dans un tout petit pré, tout seul. Il se mit alors à raconter à Pissambule tous ses malheurs: car selon lui, ses propriétaires le frappait, le maltraitait, ne lui donnait pas toujours du foin lorsqu’il avait faim. C’est alors que Liseron conseilla à son nouvel ami Pissambule de s’enfuir, de partir le plus vite possible loin, très loin d’ici afin qu’il ne lui arrive pas la même chose. Le poney gris pris soudain peur, écouta les conseils fort avisés de Liseron puis galopa, galopa très vite à travers la campagne, le plus loin possible de ces humains qui pourraient lui faire du mal.

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Essoufflé, Pissambule s’arrêta en lisière d’un bois, le souffle court, hors d’haleine. Il n’avait jamais couru aussi vite de sa vie! Il s’apprêtait à boire dans un ruisseau qui coulait non loin de là lorsqu’il aperçut une petite vache attachée à un piquet. Le petit poney gris, un peu timide, s’approcha doucement de celle-ci. Meurette était une petite vache Limousine qui avait, elle aussi toujours vécu en captivité. Elle avoua à Pissambule qu’elle était assez heureuse, mais que son grand rêve serait de manger de l’herbe fraîche et tendre des montagnes, et que, si un jour Pissambule y allait, ce serait bien qu’il lui en ramène un peu. Pissambule acquiesça passa quelques jours à brouter en compagnie de Meurette puis se remit en route.

Sur ce, Pissambule continua son chemin pour arriver dans une grande ville. Ici, le poney prit de nouveau peur: des voitures circulaient vite de toutes parts, c’était bruyant, malodorant, les gens se bousculaient alors il se sentit complètement perdu. Le poney ne tarda pas à rencontrer un petit chien de quartier nommé Scratch, au poil hirsute, un peu sale, plein de cicatrices mais très gentil. Comme Pissambule avait froid et faim, Scratch lui conseilla d’aller passer la nuit au zoo, car là, le poney pourrait y trouver du foin et surtout un peu de tranquillité. Scratch fit entrer Pissambule dans le zoo par un trou dans le grillage. A l’intérieur du zoo, notre petit poney fit la connaissance d’un énorme lion à la crinière ébouriffée qui lui parla alors de son pays natal: l’Afrique. Le gros lion décrit à Pissambule la savane, la chaleur pesante qui brûle l’herbe et assèche les cours d’eau. Il lui dépeint joyeusement ses souvenirs où il se souvenait d’avoir croisé le chemin d’éléphants, de girafes aux longs cous. Puis Pissambule discuta avec un groupe de pingouins qui eux, lui retracèrent leurs souvenirs de banquise, de neige, de froid glacial, de la pêche ainsi que des esquimaux couverts de peaux bien chaudes.

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Plus tard dans la nuit, le poney rencontra Mistinguette la souris. Elle habitait le zoo depuis la naissance et ne connaissait de la vie que les barreaux tristes du zoo et de ce fait, la petite souris grise n’avait donc pas beaucoup le moral. Pissambule lui proposa alors de venir avec lui découvrir le monde.

Dès l’aube, le poney gris accompagné de Mistinguette, bien installé sur son dos, se dirigèrent vers la montagne. Là-bas, nos deux nouveaux compagnons rencontrèrent un ravissant chamois qui leur indiqua où trouver l’herbe fraiche, la plus délicieuse au monde.

Ainsi, Pissambule ramena à Meurette, folle de joie, l’herbe que Mistinguette avait parsemée dans sa crinière. Plus loin, la rusée Mistinguette réussit à ouvrir le cadenas de la porte du pré de Liseron pour qu’il puisse s’échapper. Pissambule et Mistinguette expliquèrent à Liseron que s’il le souhaitait, il pouvait venir avec eux car, le cirque étant itinérant, jamais personne ne pourrait le retrouver. Il serait enfin libre et heureux. Rassuré, Liseron accepta, suivit ses deux nouveaux amis, et c’est ainsi que tous les trois se dirigèrent enfin vers le cirque.

Aujourd’hui Pissambule n’est plus seul, Liseron est heureux et Mistinguette, elle, voit tous les jours de nouveaux paysages…

Fin

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