6 clés pour devenir un bon animateur

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Les personnes soucieuses de ce fait sont déjà sur la bonne voie, indéniablement.
Vous savez, cette sensation d’être à la bonne place, au bon moment.

Sans explication aucune, c’est écrit, c’est comme ça, basta !

L’histoire de cet article démarre une dernière semaine de juin, juste avant l’accueil de loisirs des grandes vacances. Je dispense une formation individuelle pour une équipe d’une vingtaine d’animateurs proche de Valenciennes.

La question tombe, et je n’arrive pas concrètement à y répondre.
Mais Sam : « Comment on fait pour devenir un bon animateur ? »

Je me remémore le regard marquant de cette animatrice, à la fois pleine d’attente, mais tout autant désespérée. Incontestablement, face à beaucoup d’efforts passés.

Ce ressenti, lourd, de ne pas savoir animer comme elle le voudrait, pour transmettre ce qu’elle voudrait.
Et ce n’est pas un cas isolé.

Est-ce parce qu’elle en a pas les capacités ?
Non.

Parce qu’elle ne se donne pas les moyens ?
Encore moins.

Une partie de la réponse se trouve dans le fait que des personnes devront redoubler d’efforts pour un même résultat obtenu. Pour que vous me connaissiez un peu, ce fût mon cas.

Je savais que je deviendrais bon, mais pas encore comment.
Ce qui est un vrai problème car la passion et l’abnégation peuvent s’avérer insuffisantes.

Puis on ne peut attendre après quelqu’un une décennie.
Il y a des enfants à animer. Un ACM de folie à réaliser et mener.

Vous allez donc découvrir plusieurs méthodes et stratégies pour réduire ses efforts au profit de résultats.
Provoquer le déclic qui vous mettra directement en phase avec votre potentiel.

Certains plus agréables que d’autres.
Certains plus rapidement que d’autres. Car ce potentiel peut dormir très longtemps, même avec expérience.

Bien évidemment, nous n’allons pas faire le tour du sujet en un article.
Je m’adresse là aux faux bienveillants frustrés, à l’affût de ce que j’aurais pu oublier.

Les bienveillants complèteront cet article en commentaire.

1- Fuyez les boulets.

Cela arrive chaque année, vous pouvez vous retrouver avec ce type d’animateurs en carton.
Vous savez, celui dont vous vous demandez comment il a eu son BAFA.

Et oui, ils auront malheureusement le même salaire que toi…
Dans tous les cas, ils sont à fuir.

1- Celui qui n’a que du bagou mais ne sachant pas proposer une activité.
Son objectif est de profiter de la vie, du voyage, du 5ème, du sexe, les enfants sont secondaires.

2- Le lampadaire sans ampoule, le pot de fleurs sans eau, le bouchon de liège déchiré dans la bouteille de vin, la cafetière sans filtre, la tâche de framboise sur le T-shirt blanc.

Mieux, le CEE ou salarié qui prend le café pendant que le bénévole d’une intervention extérieure met le feu au groupe et parle toute la séance avec sa « best » sans prendre part à l’activité (car lui sait pourquoi il est là).

3- Celui qui demande sans cesse un coup de main sans jamais prendre d’initiative.
Malgré les conseils, les encouragements, les mises en situations, il ou elle se cache derrière un tas d’excuses.
Vous n’êtes pas psy, à un moment, l’animation n’est pas faite pour tout le monde.

Je me rappelle de cette colo de 20 jours avec ma binôme.
Un dessiné c’est gagné de toute la colo !! UN.

BAFA non validé.
Le directeur s’est pris le père sur le dos. Vous comprenez : « Ma fille est parfaite ».
Tellement parfaite qu’elle pleurait dès que ses faux ongles avaient reçu un peu de terre ou de feutre..

Ou elle pétait un câble parce qu’elle faisait bronzette-lunettes et que les pieds des enfants qui couraient à côté d’elle lui envoyaient un peu de sable. Lol !!!

Maintenant que vous savez les reconnaître !

2- Accostez les impliqués.

Ou passionnés, comme vous le souhaitez.
Celles et ceux qui matchent avec les enfants, s’ils sont sollicités et adorés, ce n’est pas un hasard.

Bien entendu, chacun sa personnalité.
Cependant, observez l’entrain, le dynamise, la bienveillance, la préparation, l’empathie, les réactions mesurées, comment ils bossent, présentent l’activité et comprenez pourquoi ça fonctionne.

Décelez alors les méthodes, et faites les coller à vos capacités et votre personnalité.
Par exemple, vous pouvez être particulièrement doué(e) pour ramener les enfants au calme.

Si certains ont des facilités, l’utilisation du non verbal fait une énorme différence.
Mais un talent n’est rien sans travail.

Posez lui même directement la question : « OK, comment tu as fait pour que ? »
Cette personne vous expliquera comment elle réfléchit aux choses.

Si elle ne se rend pas compte, elle y réfléchira et vous lui rendrez certainement service également dans sa progression.

3- Pensez vous déjà argent ?

Je m’adresse aux stagiaires et animateurs de moins de deux ans.
De base, l’animation est un métier passion. Mais c’est vrai pour n’importe quel métier.

Si vous n’en avez rien à foutre de l’argent au départ, c’est le bon état d’esprit.
C’est que la vocation est le moteur. Le simple fait de faire ce que vous aimez est suffisant.

Paradoxalement, les problèmes vont survenir lorsque cela commencera à vous titiller.
Bosser autant pour si peu.

Ce sera le moment de faire un choix entre :

  • Passer pro.
  • Vivre quelques années de l’animation pour l’utiliser comme tremplin dans votre futur métier.
  • Arrêter l’animation.

Les stratégies sont diverses & variées.
Tout dépend de votre mode de vie et votre tolérance aux conditions.

Car oui, pour les plus compétents, l’impact de ce métier auprès des enfants et des familles vaut largement ses 1600 à 2000 euros net/mois.

4- Utiliser les réseaux intelligemment.

Quand on va en magasin pour faire ses courses, c’est pour bouffer.
Les réseaux vous montrent les rayons sans pouvoir acheter..

Les gens s’y rendent pour se détendre, débattre, partager leurs expériences.
Et personne ne va prendre une heure de son temps pour écouter pleinement votre contexte, chacun a sa journée dans les pattes.

Ce qui peut vous motiver ou vous plomber.
Car une demande de service est très rarement honorée.

95 % du temps, le service n’en est pas un, pour les raisons évoquées ci-dessus.
Des exemples ?

  • Nom de jeu sans règles.
  • Chant sans air ni paroles.
  • Activité manuelle sans développement des étapes.
  • Parent agressif, comment je fais ?

En fait, vous êtes pris(e) au jeu de l’addiction.
Je vous expliquerais cela plus tard.

Si vous voulez tout de même vous servir des réseaux :

  • Mettez un max d’informations sur votre demande (âge, type de jeu, contexte).
  • Écrivez Français, soignez votre image.
  • Bonjour, s’il vous plaît et merci ne sont pas une option.

5- Soyez proactif(ve) et investissez en vous.

L’Humain est naturellement conçu pour progresser.
Sinon il meurt (moralement et mentalement).

Faite vos recherches chez des personnes qui en ont fait leur passion.
Qui ont pris des centaines d’heures à concevoir les choses dans le but de vous aider.

Ma chaîne YouTube et ce blog en sont des exemples.
Par exemple en tapant « jeu de connaissance » sur Google pour préparer votre colo, vous aurez tout ce qu’il vous faut.

Pas besoin de poster et d’attendre 2 heures sur les réseaux pour cela.
La qualité de rédaction est autre chose.

Mettez donc en place des routines de travail qui vous font avancer.

Pour les moins manipulables, il est logique d’investir 14,99 euros dans un livre de jeux conçus par des pros, que de publier 20 posts et trier des centaines de réponses, qui vont déboucher sur d’autres hures de recherches et d’attentes.

Mais d’attendre 3 ans des choses que l’ont pourraient régler en 1 mois, c’est très Français.
Nous avons été conditionné au tout gratuit. Ce qui est scellé sous silence, c’est que c’et au détriment des compétences et de la chose la plus précieuse, votre temps !

6- Ciblez la connaissance de l’enfant.

Pas de connaissances de l’enfant, pas de progression.

Quand vous lisez sur les réseaux « Que puis-je proposer à des petites et moyennes sections comme jeux, je sèches ». Vous êtes en mode fainéant ou flemmard.

Ce que j’appelle la méthode pansement, accumuler un tas d’infos sans jamais développer la compétence qui vous rendrait autonome.

La vrai question est alors : Quels jeux puis-je proposer aux maternelles en fonction de leurs capacités ?
Et c’est là dessus qu’il faut bosser.

Vous ne collez pas une tranche d’âge sur un jeu, vous faites coller un jeu sur une tranche d’âge.
Et cela changera tout pour vous.

Plutôt que de vous creuser la tête, vous vous rendrez compte que 3 jeux de lancers englobés dans une histoire fera leur bonheur et le vôtre.

Cultivez la compétence, pas les solutions provisoires.

7- Clé bonus

Revenons-en au début de cet article.
Si devenir bon et dans vos tripes, vous réussirez.

En étant accompagné(e) par des passionnés, vous réussirez plus vite.
N’oubliez pas de soigner votre image et défendre vos convictions.

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